Caisse maladie SUPRA

L'arnaque

27.11.2002

La SUPRA n’a pas encore compris que le succès d’une assurance, privée ou publique, repose sur la confiance. Ses nouvelles propositions d’assurance complémentaire adressées à tous ses assurés sont tout simplement scandaleuses. Indépendamment des délais d’adhésion qui ne permettent pas la réflexion nécessaire, les restrictions apportées au nouveau modèle en font pire qu’un marché de dupes. D’abord la couverture de la part cantonale est systématiquement exclue. Celui qui souscrit ne fut-ce qu’à une assurance hospitalisation en salle commune pour toute la Suisse, soit parce qu’il habite dans une région frontalière du canton, soit parce qu’il veut disposer d’un choix élargi d’établissements, en sera quitte pour ses frais. L’objectif d’une telle assurance est précisément de garantir la couverture de la part de l’Etat, en l’occurrence du canton de domicile, en dehors d’une urgence. Il n’en est rien. Il en est de même des assurances en privé et demi-privé, ce qui est un comble ! Sans parler des autres restrictions : suppression de la prise en charge des séquelles d’accidents survenus avant l’entrée en vigueur de la nouvelle police, suppression des pathologies dues au tabac ou à l’alcool, restrictions sur les prothèses, sur la chirurgie reconstructive etc. En fin de compte ceux qui auront cru faire une bonne affaire en souscrivant à cette nouvelle offre ne seront tout simplement plus assuré pour grand chose et surtout exposés à des déconvenues de grande envergure dont leur porte-monnaie ne se remettra pas à l’inverse de celui de la SUPRA SA. Une assurance privée à ces conditions – c’est véritablement se moquer du monde !