Votations du 11 mars 2007 - Caisse unique

Suisse 28.11.2006

Tant va la cruche à l’eau ?

Depuis 1996 les primes ont augmenté de 62% alors que les coûts effectifs à la charge de l’assurance obligatoire des soins n’ont augmenté que de 53% et l’indice des prix à la consommation de 19%. Cette curieuse différence entre augmentation des primes et augmentation des coûts effectifs n’a jamais reçu d’explication satisfaisante. Les primes n’ont été relativement stabilisées que par des mesures techniques ou restrictives avec un transfert de charges supplémentaires sur les assurés pour soi-disant les responsabiliser. Pourtant personne ne choisit librement de tomber malade ou de subir un accident... Bref le système actuel ne fonctionne pas conformément aux attentes et des réformes impératives s’imposent.

Pour remplir de façon positive leur fonction, les caisses-maladie devraient certes être transparentes et avoir une structure démocratique. Elles devraient surtout mettre à disposition leurs compétences économiques afin d’assurer la qualité et l’économicité de la prise en charge dans le cadre d’un dialogue partenarial constructif avec les fournisseurs de prestations et d’une concurrence respectueuse de la solidarité plutôt que de se cantonner dans la culture du conflit, de sélectionner les risques, et de maximiser les profits au bénéfice des assurances complémentaires.

La caisse unique n’est sans doute pas la réponse idéale à ces exigences. Les solutions politiques effectives se font toujours attendre malgré plusieurs tentatives de remettre l’église au milieu du village. Des propositions de la Fédération des médecins suisses (FMH) allant dans ce sens ont été tout simplement balayées d’un revers de main. Les Commissions du Parlement sont tout simplement gangrénées par les administrateurs des caisses et leurs amis. Alors tant va la cruche à l’eau…. ?