22.09.08 L’accident cardio-vasculaire du Conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz

22.09.08 L’accident cardio-vasculaire du Conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz



La nouvelle de cette hospitalisation d’urgence et de cette opération de pontage aorto-coronarien suscite à juste titre une vive émotion. Mais au-delà du fonctionnement du Conseil fédéral, de la mise en œuvre des projets du Département fédéral de finances, et des spéculations diverses déjà en cours quant à la durée de cette vacance, il y a lieu de prendre en considération d’abord Hans-Rudolf Merz en tant que personne. Plutôt que l’agitation médiatique déjà en train de prendre de l’ampleur, le calme et de respect devraient d’abord s’imposer. Cela est synonyme aussi de discrétion. Il ne sert à rien d’échafauder sur la place publique des spéculations avant que la situation soit vraiment sous contrôle. L’information a maintenant été donnée. Il ne reste plus qu’à accorder le temps et la tranquillité nécessaires à la guérison.

Cette situation dramatique devrait aussi permettre de se poser quelques questions sur le mode de vie de nos responsables politiques. Ecrasés par l’urgence, le nombre, et la lourdeur des dossiers à traiter, soumis à une pression médiatique et politique permanente, astreint à de multiples obligations de représentations aux quatre coins du pays et à l’étranger, comment est-il possible de mener encore une vie biologiquement équilibrée dans ces circonstances ? Une surcharge chronique de travail associée souvent à une alimentation inadéquate ainsi qu’à un sommeil insuffisant a ses conséquences. Et que l’on partage leurs idées ou non, est-il juste d’en payer aussi lourdement le prix ? Il y a belle lurette que l’on parle d’une réorganisation du Conseil fédéral avec une augmentation du nombre de Conseillers fédéraux. Il y va non seulement d’une organisation du travail plus rationnelle et plus efficace, mais aussi de la santé des magistrats.